jeudi 16 février 2017

L'incroyable défi de Marie : obèse, elle perd 60kg et devient super sportive

Marie, jeune femme de 30 ans, pèse 119 kg quand elle décide de maigrir VRAIMENT. 
Sa motivation ? Sa fille et... son cousin présentateur télé, qu'elle admire et avec qui elle ne veut pas s'afficher en tant que grosse. Elle achète un elliptique, se lance dans un régime, sous l'oeil bienveillant de son diététicien de toujours. Et perd 60 kg en 8 mois. Nous l'avons rencontrée, elle raconte.

Des régimes, Marie en a testé des tas. Selon elle, c'est celui de Weight Watchers qui semble le plus sérieux. Toutefois, quand elle reprend une alimentation normale, la balance remonte. Finalement, c'est en combinant sport et diète que Marie trouvera SA solution.
Aujourd'hui, après des années de boulimie, la jeune femme est devenue une véritable sport-addict. Le sport, c'est ce qui lui permet désormais d'avoir une vie normale, sans se priver côté alimentation. Elle prend d'ailleurs bien soin de souligner que seul, le sport ne fait pas maigrir, tout comme sans activité, un régime ne fonctionne pas !

Comment es-tu devenue grosse ?

Enfant, j'étais normale, c'est à l’adolescence que j’ai commencé à grossir. Ma mère m’a alors inscrite dans une salle de sport, et j'ai consulté un diététicien (le même que j’irai revoir adulte). J’avais une carotte : si je perdais du poids, on m’offrait un cheval, alors j’ai perdu et... j’ai fait beaucoup d’équitation, pendant 10 ans.

Cependant, je n’ai jamais été mince, mince, mince. A 20 ans, je faisais du 42. Je suis rentrée dans une compagnie aérienne, je voulais vite gagner ma vie. Je n'avais pas la taille mannequin, mais j'étais normale. Quand j'ai grossi, j'ai changé mon uniforme. Les tailles allaient jusqu'au 56 !

J'ai arrêté le cheval, le sport, et... j'ai commencé à grossir. Avec celui qui dit m'aimer comme je suis, j'allais me marier et alors, j'ai voulu mincir une 1re fois pour faire bonne figure sur les photos ! A mon mariage, je pesais alors 80 kg.
Justement, quel fut ton déclic ?
A la rentrée, j'apprends qu'un de nos cousins va présenter une émission télé. Une star dans la famille ? Il me faut le rencontrer. Mais quand ? Il est tellement peu disponible.

En novembre, alors que je suis au maximum de mes formes (119 kg), j'achète un elliptique. Pas simple de trouver un modèle qui supporte mon poids. Je retourne voir mon diététicien. C'est le début d'un semblant de démarche. Finalement, je ne touche pas à mon elliptique, ma seule activité physique se résume à mon ménage !

Mais en février de l'année suivante, je vais enfin assister à l'émission de mon cousin. Je prends conscience que je ne peux pas y aller comme ça, aussi grosse, et je me lance dans un régime expressle régime soupes, et je perds 2 malheureux kilos en 10 jours, quasi rien. Je vais à cette émission, mon cousin me présente à son équipe, on nous prend en photos, je suis un monstre ! Je ne reste pas très longtemps, je repars un peu frustrée en me disant que je vais revenir... Mais pas comme ça.

Et puis pour ta fille aussi...

Je tombe enceinte alors que je pèse environ 90 kg. Je ne prends pas énormément de poids avec la grossesse. Une dizaine de kilos à tout casser. La grossesse et l’accouchement se passent bien.

Je suis alors une mère de famille bonne vivante. J’aime bien manger. Par goût plus qu’autre chose. Et puis ça devient une addiction. Une drogue comme une autre en fait.

Mais quand j’emmène ma fille à l’école, j’ai envie qu’on me voit autrement. Que mon image auprès d’elle soit meilleure. J’ai acheté mon elliptique pour ça aussi, c'est ma raison profonde mais pas mon déclic.

Et comment tu t'y prends pour perdre du poids ?

Je décide de vraiment mincir. Sans réel objectif chiffré mais je me mets à faire de l'elliptique tous les jours. Au début, 30 minutes, puis très vite, je passe à 1 heure par jour voire plus.

Mon diététicien me suit mais je me fais mon propre régime. Au début, je mange très sain et très light : des légumes, du poisson, du vinaigre balsamique au lieu de la vinaigrette… Pas de sucre, sauf le matin un peu de pain (cf son programme alimentaire ici, ndlr).
Assez vite, je réintègre les féculents mais sans sauces lourdes. Le diététicien attire alors mon attention sur les carences qu’un manque de lipides peut provoquer. Je mange donc des noix, et plus de protéines vu que je fais du sport.
Il s'agit de ne pas flancher et pour ne pas craquer, je décline alors toute invitation pour éviter les tentations.

As-tu enduré des soucis collatéraux ?

Non, aucun. Ma peau est un peu distendue, mais rien de dramatique. Je me préfère tout de même comme ça !
Pas de soucis d’articulations.
J’ai contrôlé mon cholestérol après, quand j’ai eu maigri, et ça va. J’étais essoufflée quand je montais les escalier, et mon principal problème, c’était les fringues. Heureusement que j’étais en uniforme au boulot. Mais dès qu'il y avait un mariage, l’horreur !

Ta détermination des débuts, comment as-tu réussi à la conserver ?

En juin, je retourne voir mon cousin sur ses tournages télé. Quand je débarque dans sa loge, il me reconnaît à peine. Je vais fêter mes 30 ans, je l'invite. Cela constitue pour moi un nouvel objectif : je veux peser moins de 100 kg pour mon anniversaire ; le jour J, je pèse ... 71 kg. Mais mon cousin ne vient pas.

Il me faut un autre objectif. Car ça devient trop obsessionnel. En août, j'atteins 65 kg, je poursuis le sport à fond. En septembre, je pèse 59 kg, un poids que je ne parviens pas à conserver, car ce n’est pas mon poids de forme. Je n’allais pas manger des haricots verts et faire 5 heures de sport par jour toute ma vie.
Je rentre dans un 38, ça me suffit bien. Je me suis donc fixé une fourchette, rester entre 60 et 65.
Mais comment es-tu devenue marathonienne alors ?
En mai, je suis partie en famille aux US et... sans mon elliptique. De peur de perdre tout cet élan, sur place, je pars courir. Mon père est marathonien, et je me dis que je vais faire pareil. Je sais que ce sport va me faire fondre, que ça va être radical ! Sauf que j’ai déjà essayé et je m’essoufflais trop vite, je n’y arrivais pas.

Quand je chausse mes baskets cette fois, je suis encore à 92 kg. Je cours 20 minutes sans m’arrêter. Je m'étonne moi-même. Tout ce cardio que j’ai fait sur ma machine semble payer.
Je m’arrête un peu (30 sec à 1 min) pour faire redescendre le cœur, puis je repars et au fur et à mesure, j’allonge mes séances. De retour en France, je continue, je cours beaucoup. Parfois deux fois par jour. Je peux me le permettre car je bosse en horaires décalés.

Je n’ai plus d’objectif : l’émission de mon cousin s’est arrêtée, j’ai perdu mes kilos, que puis-je me lancer ? Je voulais m’impressionner moi-même ! En octobre, je cours les 20 km de Paris, que je boucle en 1 heure 52 ! Il me faut alors un défi plus grand encore...

En février de l’année suivante, un an après la mise en marche de mon régime, je m'inscris au marathon de Chicago, qui aura lieu huit mois plus tard. Je cours ce marathon en 4 heures 18 et reviens avec une belle médaille et un article dans le magazine Jogging. La consécration !

Depuis, je n’ai plus jamais arrêté de courir (ou de nager, pour ne pas trop me blesser).
Et puis, je continue d'en parler dans les réseaux sociaux notamment, pour aider les autres et garder le cap pour moi-même !
Et ton rapport à l'alimentation aujourd’hui ?
Je mange de tout ! Y compris des sucreries, mais jamais entre les repas. Dès que j’approche le haut de la fourchette que je me suis fixée (mon poids de forme se situe entre 63 et 65 kg), je fais gaffe : je stoppe les gâteaux, les bonbons. C’est devenu ça mon régime.
J’ai maigri parce que je dépensais beaucoup de calories, et je fais du sport pour préserver un équilibre sport/bouffe, dépenses/apports énergétiques pour manger ce que je veux.
Toutefois je suis sans cesse sur ma balance, car je sais comment j'ai grossi, et je ne veux plus me laisser déborder. Je ne veux plus me frustrer, je n’ai plus la même volonté.

Pour poursuivre, il me faut être un minimum égoïste afin de m’octroyer du temps pour faire du sport. Mais le jeu en vaut la chandelle. Chaque grosse course représente une sacrée reconnaissance. J'en pleure d'ailleurs à chaqe ligne d'arrivée...
Et puis, mon cousin a fini par m’inviter à déjeuner ! Et ça aussi fut une belle récompense au fond !
Marie a raconté son histoire également sur un blog en 2009. Aujourd'hui, elle ne ressent plus le besoin de faire vivre ce blog. Elle a appris à manger correctement et en quantités normales, et continue de pratiquer beaucoup de sport. Bravo Marie !